Aujourd'hui, dans 2 collèges différents, 2 aggressions ont eu lieu, perpétuées par des collégiens, des adolescents qui deviendront surement, tout comme leurs camarades ( touchés, indirectement voire directement par ces violences scolaires) lycéens et sans aucun dout citoyens. La violence de ces actes ( un enseignant a été poignardé) incite évidemment le Syndicat Général des Lycéens, principal porte-parole des lycéens ( avec 1 élu lycéen sur 3 au CSE et la majorité des sièges au CNVL), en tant qu'organisation lycéenne responsable, à les condamner tant pour leur intensité que par la nature de l'acte en lui-meme (incompatible avec les normes et valeurs de toute société), tout en rappellant que ces adolescents sont encore en phase d'apprentissage et que ces actes démontrent qu'ils n'ont pas terminé leur éducation et, en particulier, une intériorisation de certaines normes de notre société . Et, au delà de la forme de ces actes, il faut d'avantage s'interresser à leur fond, afin de prévenir à l'avenir de tels évènements. En effet, ces actes de violence scolaire, en se produisant dans des établissements scolaires, traduisent tout d'abord une perte d'identification des roles essentiels de l'institution scolaire ( à savoir transmission de connaissances, accompagnement de l'épanouissement personnel de chacun, . . . )par ces élèves, ce qui pose un problème fondamental aujourd'hui mis à nu : comment pourrait-on reconnecter l'école avec la société dans laquelle elle est présente en lui redonnant son statut de vecteur de mobilité sociale et de transmission des normes, valeurs et savoir de notre société, aux yeux de tous ? Car, en commettant ces actes, ces collégiens n'ont surement pas compris le role accompagnateur de l'école (qui doit les ammener vers la citoyenneté et l'age adulte) donc essentiel pour eux, la preuve la plus manifeste étant cette aggression violente par poignard contre un important représentant de cette institution, un professeur. De plus, ces actes de violence scolaire démontrent une nouvelle fois l'inefficacité du tout-sécuritaire du gouvernement, qui remplace postes d'assistants d'éducations et de professeurs par des caméras et des renforcement de sanctions de tous genres contre tout ( suspensions d'allocations, . . . ), certes démagogiques mais surtout innefficaces : l'éducation n'est pas un champ de bataille ni une zone de non-droit , c'est un lieu d'apprentissages d'épanouissement personnel ! Car, avec un accompagnement humain plus important, ces élèves se seront sans doute sentis plus accompagnés par l'École, donc auraient mieux compris ses fonctions indispensables pour leurs avenirs. C'est pour cela que le SGL demande, afin que de tels actes ne se reproduisent plus, des classes à 25 élèves maximum ( 20 élèves maximum en ZEP) pour un meilleur accompagnement individuel par l'enseignant, une augmentation des postes d'assistants d'éducation pour un meilleur accompagnement des élèves après les cours ainsi que pour les conflits intra-scolaires soient mieux prévenus ainsi que, surtout, l'organisation, comme en finlande il y a quelques années avec succès d'ailleurs, d'un grand débat nationam sur l'École afin qu'elle soit, consuellement, plus efficace, mieux reconnue dans ses fonctions et, principalement, pour avoir la meilleur éducation possible pour un meilleur avenir avec des citoyens plus cultivés, plus épanouis et avec de meilleurs capacités de réflexion et de critiques constructives. M. Chatel, la balle est désormais dans votre camp !